Ponction et lavage des calcifications


Les calcifications tendineuses surviennent essentiellement à l’épaule et sont dues à des dépôts d’hydroxyapatite au niveau des tendons de la coiffe des rotateurs.

Ces calcifications sont le plus souvent asymptomatiques puisqu’elles sont retrouvées chez 8 à 20% de la population générale. Néanmoins dans la moitié des cas, ces calcifications seront à l’origine de douleurs aigües ou chroniques chez un sujet d’âge moyen.

L’origine des calcifications à hydroxyapatite est inconnue et ne dépend pas de l’activité physique ou des habitudes alimentaires. Seul un facteur génétique a été retrouvé.

En général, les calcifications ont tendance à disparaître spontanément et la résorption s’accompagne plus ou moins de douleurs. La résorption consiste en une liquéfaction de la calcification qui migre au sein de la bourse sub-acromio-deltoïdienne (équivalent d’une «poche poubelle») et souvent au sein de l’os adjacent.
Il existe plusieurs types de calcifications et seules celles de type A ou B (selon la classification de la Société Française d’Arthroscopie) c’est à dire denses et homogènes à contours nets (A) ou polylobés (B) peuvent faire l’objet d’un traitement par ponction-lavage-aspiration. Toutes les calcifications ne peuvent être traitées par cette technique.

La procédure se déroule en salle d’échographie. Le patient est allongé confortablement et le premier temps consiste en une désinfection cutanée et une anesthésie locale en utilisant de la lidocaïne. L’anesthésie est ensuite réalisée au contact puis au sein de la calcification sous contrôle échographie. L’anesthésie de la calcification peut être responsable de douleurs transitoires.

Ensuite, un lavage de la calcification est effectué et permet une aspiration indirecte du matériel calcique. Progressivement, au sein de la seringue, le sérum physiologique est remplacé par de la boue calcique qui est d’aspect laiteux. Seul l’intérieur de la calcification est traité ce qui permet d’affaisser la calcification et de réduire son volume. En fin de procédure, une infiltration de la bourse sub-acromio-deltoïdienne est réalisée. Un repos relatif est souhaitable dans les suites du geste. Une rééducation est à débuter la semaine suivant le geste et sera poursuivie deux fois par semaine pendant deux mois. L’efficacité est variable et dépend du type et du nombre de calcifications: selon une étude scientifique, 51% des patients sont asymptomatiques à un an et 40% ont une amélioration significative. Dans 10% des cas, quand la calcification est trop importante, une deuxième ponction peut être proposée en accord avec le médecin ayant réalisé le geste.

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