Visco-supplémentation

    La viscosupplémentation consiste en l’injection d’acide hyaluronique au sein d’une articulation pour traiter les phénomènes douloureux liés à l’arthrose et aux lésions du cartilage qui aboutissent à la diminution de la qualité du liquide synovial. Elle permet d’assurer une meilleure lubrification de l’articulation en injectant un substitut riche en protéines.

    L’examen est réalisé le plus souvent dans une salle de radiologie classique Une anesthésie locale peut être pratiquée mais celle-ci n’est pas systématique car le geste est peu douloureux avec le guidage radiologique. Un produit de contraste iodé est habituellement utilisé pour s’assurer de la bonne position de l’aiguille. En cas d’épanchement important, le radiologue procédera à une ponction-évacuation qui permet de réduire les phénomènes douloureux avant l’injection d’acide hyaluronique. Un repos relatif est souhaitable ce qui signifie que l’articulation doit être mobilisée le moins possible le jour et le lendemain de l’injection. Des douleurs peuvent survenir dans les suites de l’examen et sont habituellement transitoires. L’apparition d’une fièvre et/ou d’un écoulement purulent du point de ponction doivent alerter le patient et nécessitent une consultation auprès d’un radiologue du service. Les infections sont rares mais nécessitent un traitement antibiotique le plus rapidement possible voire un lavage articulaire.

    L’effet du traitement est long à obtenir, de l’ordre de 4 à 8 semaines et dépend de la gravité des lésions arthrosiques. Dans tous les cas, il revient au médecin prescripteur d’évaluer la sédation de la douleur et de prendre la décision d’une nouvelle viscosupplémentation en accord avec le médecin radiologue.

    AVANT DE RÉALISER LE GESTE, IL FAUT :

    • Connaître la nature de la pathologie (d’où la nécessité d’un bilan d’imagerie de qualité)
    • Vérifier l’absence de contre-indication
    • Avoir une ordonnance demandant le geste du médecin prescripteur
    • Avec une ordonnance pour le produit de contraste iodé (   Hexabrix 320) et l’acide hyaluronique (Synvisc, Synocrom, Ostenil, Arthrum…).
    • Que la procédure ait été expliquée au patient, éventuellement lors d’une consultation auprès du radiologue spécialisé.
    • Que le patient ait pris connaissance de la fiche d’information et qu’il ait donné son consentement écrit.